Premières neiges

Premières neiges
Le lac du Guéry

lundi 16 novembre 2015

Les Chaux : autour de Saint Gervazy

Au sud du Lembron, le village de Saint Gervazy occupe depuis le Moyen Age un petit vallon drainé par un affluent de la Couze d'Ardes, la Volave. Il est situé au pied de La Chaux Longue et du pic de Moncelet, un édifice volcanique où s'est d'abord fixé le peuplement. Une forteresse puis un village s'étaient installés sur le plateau basaltique et désertique de La Chaux puis seront délaissés pour la vallée où les terrains agricoles étaient plus riches.

L'église date du XIIème siècle mais le château date de la fin du Moyen Age comme en atteste sa position à la sortie du village. Un patient travail de restauration et d'animation y est fait depuis une quinzaine d'années et c'est ainsi qu'il y a quelques années nous avions pu visiter une magnifique exposition sur le cheval et les  jouets anciens.

L'atmosphère dans ce village est remarquable, on est soudain transporté hors de notre temps ; tout y respire le calme. Les rares bruits qui nous parviennent sont les hennissements des chevaux et le son de leurs sabots sur le goudron ou les pierres des rues. Il faut préciser que dans ce village il y a un centre équestre important si on en juge par les bâtiments qui lui sont réservés.

Le château : la tour maîtresse semble dater de la fin du XIVème siècle et le logis principal sera modifié au début du XVIIème pour en faire un lieu de vie plus agréable.



Mais à Saint Gervazy il y a aussi les maisons, le petit pont et toute cette atmosphère tranquille qui fait que l'on y revient une fois, deux fois, X fois avec toujours le même plaisir.

Le petit pont qui nous emmène tellement loin dans notre passé collectif

 




 Les maisons du village
Certes le vert du portail est décalé !...


La montée sur la Chaux Longue est un peu plus difficile ; le chemin pentu traverse un bois de chênes pubescents appelé aussi chênes blancs. Ils ne poussent que dans les milieux chauds et secs et forme la forêt naturelle des pentes du Lembronnais. Le tronc de ce chêne est souvent tordu et il est souvent petit, autrement dit c'est le "bonzaï des chênes"....

 

Le bois de chênes blancs

Un chêne mangé par le lierre

 

Nous longeons ensuite le rebord du plateau avec vue sur la plaine lembronnaise et le Cézallier.

rocaille naturelle basaltique
Après le Lac Gris et sa zone de marécages, le panorama se déploie du Cézallier  à droite jusqu'aux monts du Forez à gauche.

Le lac gris
 


Ces prairies de la Chaux permettent de nourrir un troupeau de 300 moutons de mai à octobre, voire novembre si le temps le permet...




 Un petit hors-circuit nous emmène jusqu'au rebord du plateau d'où nous apercevons le château de Léotoing et la vallée de l'Allagnon. Nous sommes aux confins du Puy de Dôme, du Cantal et de la Haute-Loire. 
Dans la lumière rasante de ce mois de novembre, le château apparaît quelque peu fantomatique..

 


Le château de Léotoing et en arrière plan l'église de Léotoing


Il ne faut pas oublier les fleurs qui résistent bien en cette fin de saison. Elles  non plus ne savent plus où elles en sont, est-ce le printemps ? Il fait si doux.... Pourtant, non, le soleil reste bas malgré tous ses efforts ! Ce n'est pas l'été, il ne fait pas assez chaud et la lumière ne dure pas assez longtemps.... Les voilà toutes déboussolées mais, vaillantes, elles dressent leurs corolles toutes lumineuses.

La molène noire

La délicate mauve bien transparente sous le soleil déclinant

La gesse des prés


 Nous quittons le plateau pour redescendre vers les villages de Segonzat et d'Unsac.

Unsac sur la gauche et Segonzat à droite

Le village d'Unsac nous réserve une belle surprise avec son dolmen  daté d'environ 2000 ans avant JC. C'était une allée couverte à usage funéraire. Les dalles qui couvraient l'ensemble gisent maintenant à côté du dolmen. La cabane ou "Ustau du Loup" ou encore la "grotte des fées" a suscité beaucoup d'interrogations au fil du temps et demeure l'objet de nombre de légendes. L'arbre qui pousse dans son antre doit les connaître toutes mais il se tait, gardant ses secrets pour les nuées...


 Nous  nous sommes bien amusés à le photographier et à chercher le bon angle qui évite le soleil dans l'objectif et nos ombres portées sur la photo !



 





 


 Il est temps maintenant de redescendre sur Saint Gervazy avant que le soleil  déclinant ne rafraîchisse trop l'atmosphère. C'est là que nous nous souvenons que, oui, nous sommes en automne. Il n'est que 16 h 30 et les ombres allongées nous ramènent à la réalité..

Un petit clin d’œil final : j'ai trouvé belle cette image de la cohabitation de l'agriculteur qui prépare ses semailles et l'ancien pigeonnier qui veille sur un bout de vallée.

 









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