Premières neiges

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Le lac du Guéry

mercredi 4 novembre 2015

Le plateau de Tauves : Chaleilles

Ce matin, lundi 3 novembre, la température est excessivement douce et le vent s'est levé tôt. Les feuilles mortes s'envolent des arbres pour joncher le sol, annonçant irrémédiablement la fin de la belle saison. 
Nous avons découvert le plateau de Tauves cet été et nous nous disons que les couleurs de l'automne doivent lui donner un relief tout particulier. De plus j'ai une tendresse particulière pour ce village où enfant, j'ai effectué 3 séjours de  colonie de vacances et après une fort mauvaise expérience ailleurs, celle-ci fut lumineuse. Je me souviens de balades en forêt et d'un ruisseau... Mais nous n'avions pas dû monter sur le plateau, bien éloigné du village pour nos petites jambes de bambins - je n'avais que 8 ou 9 ans....

Notre balade commence par de jolis chemins creux où on se sent si bien, à l'abri de tout problème et où on se prend à imaginer que cela seul existe, que la vraie vie est là entre ces arbres et ces murs de pierre sèche, à la lumière du petit matin....

 


Nos amies les vaches nous saluent bien...






Après une longue montée un peu rude, nous atteignons le rebord du plateau où tout le panorama se déploie, nous délivrant la permanence des choses. La croix blanche et l'arbre mort cohabitent toujours dans une confrontation qui semble figée depuis longtemps...





 Le vent du sud souffle fort et de violentes rafales balaient le plateau, nous rendant un peu ivres. Mais ivres d'espace, oui, nous le sommes...


Tiens, encore un chemin creux...
 
Comme à l'aller, les jeunes vaches curieuses s'approchent de la clôture se demandant quels sont ces animaux étranges qui leur parlent dans une langue qu'elles ne comprennent pas... 





Dans ce circuit, pas de patrimoine particulier, pas de paysage étonnant... Seulement un plateau où se dressent ici ou là quelques fermes, où les animaux paissent paisiblement et où la tranquillité et la paix règnent. Il se dégage de ce pays haut perché à 1000 mètres d'altitude une sérénité que l'on quitte à regret en fin d'après-midi... Au fond de nous, on sait bien que c'est un petit paradis !






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