Premières neiges

Premières neiges
Le lac du Guéry

vendredi 18 septembre 2015

Les arts en chemin : Horizons 2015 dans le Sancy

1. La Roche de Vendeix : 
J'ai rêvé d'un château

Logée dans un élargissement de la Dordogne, la station de La Bourboule offre de nombreux bijoux architecturaux.
Par de magnifiques chemins creux, de ces chemins où l'on se sent à l'abri de tout, on parvient au vallon de Vendeix et on grimpe ensuite vers la roche éponyme où s'élevait jadis le château du "roi des pillards", Aymerigot Marchès.


joli chemin bordé de digitales

C'est au pied de la Roche de Vendeix que nous découvrons le curieux château dont le bleu invite effectivement à la rêverie.

Sa hauteur de plus de 7 mètres et sa sculpture ajourée invitent à entrer et à s'asseoir sur le banc autour duquel il est construit. Il se fait l'écho du château d'Aymerigot Marchès, démantelé au XIVème siècle ; ce sont les habitants qui l'auraient détruit pour être sûrs que le brigand qui l'habitait et d'où il partait pour piller les environs ne puisse jamais revenir.

 

De la cime de ce piton volcanique, le panorama se déroule pour notre plus grand plaisir 


La Banne d'Ordanche et le Puy Gros, un face à face éternel


La suite de la randonnée nous emmène à Vendeix haut où les vestiges de l'ancienne vie agricole ne manquent pas d'attirer notre attention.

 Ah si ce tracteur pouvait parler...


Que d'histoires de chemins parcourus et de champs labourés ne nous raconterait-il pas ? Statue de fer et d'acier, il continue de veiller parmi les herbes folles et se laisse capturer par l'objectif du randonneur curieux...

Le long des chemins, la reine des prés est en pleine période de floraison et je trouve que c'est une des plus belles fleurs sauvages qui soit.



2. Egliseneuve d'Entraygues :
 Les rameurs perpétuels

Belle balade sur le plateau d'Egliseneuve d'Entraygues qui nous offre de  nombreux chemins creux et des murets de pierre mettant en évidence l'ancien parcellaire rural. 




 Le massif du Sancy est toujours là qui veille. 


Le plan d'eau d'Egliseneuve nous offre un bel endroit pour la pause casse-croûte et nous n'y sommes pas seuls...

 

Mais que serait une balade dans le massif du Sancy sans les vaches ? Ici ce sont les génisses toujours promptes à venir voir et discuter un brin, d'herbe évidemment, avec le randonneur de passage. J'adore leur manège et leurs "travaux d'approche". 






Le clou de notre randonnée est sûrement à la Cascade d'Entraigues avec "Les rameurs perpétuels", réalisation faite dans le cadre du programme Horizons-Sancy 2015.
La cascade forme une chute de 18 mètres de haut, encaissée dans un vallon et entourée d'une végétation abondante de fougères et de hêtres. Flottant sur l'eau, "les rameurs perpétuels" sont en mouvement permanent. L'embarcation est fabriquée avec du bois venant d'une scierie locale. Les avirons, en mouvement comme si les hommes étaient dans l'embarcation, sont mus par le débit de l'eau mais l’œuvre est immobile, parfaitement immobile.

 

De quoi se poser beaucoup de questions et alimenter une bonne discussion en terminant notre balade.

3. Le Puy de Chambourguet :
 Zone de turbulences manifestement aggravées

Le départ se fait de Super Besse et le défi du jour est de gravir le Puy de Chambourguet qui culmine à 1520 m d'altitude. La montée est un peu rude mais si belle par les paysages qui se déroulent sous nos yeux.


 

Et enfin le voilà...

C'est à la cime de ce puy que l’œuvre "Zone de turbulences manifestement aggravées" est installée. L'auteur s'est inspiré des volumes d'un Airbus A318 à l'échelle 1, soit 32 m de long. Le titre de l'installation renvoie à un crash qui se serait déroulé et dont seuls subsisteraient les débris de l'avion éparpillés à la cime du puy. 

 

Le panorama de la cime du Puy sur le massif du Sancy est imprenable et au loin on aperçoit le lac Pavin.
Le lac Pavin

Notre randonnée se poursuit par la chapelle de Vassivières où nous faisons la pause casse-croûte. 


Et toujours nous rencontrons nos amies les vaches Salers, toujours aussi impressionnantes même si elles sont capables d'amitié ! Mais je crois bien qu'elles réservent ces marques d'attachement à leurs congénères...

Tendres Salers !
Je les préfère derrière une clôture !






La ferme de Vassivières
                                   
La croix qui débute le "chemin de croix"





J'ajouterai aujourd'hui quelques photos de la flore de nos montagnes.... et de la faune !

Petit criquet sur goudron......
C'est un pin !


Lysimaque commune



Berce commune
 
Méfions-nous de cette plante invasive qui envahit de plus en plus talus et fossés, friches et terrains abandonnés...

Magnifique grande astrance qui peuple nos bois

Jolie jasione naine au mauve si tendre.
4. Le bois de la Masse à Chastreix
Peuplade

Une fois de plus, nous profitons du temps exceptionnel de ce mois de juillet 2015. Le programme du jour est de partir du village de Chastreix vers Le bois de la Masse et l'oeuvre Horizons-Sancy 2015 concernée est Peuplade
De loin on aperçoit "J'ai rêvé d’un château"....



Toujours ce même horizon qui fait que l'on se sent d'ici, bien accrochés à notre terre. Nous pouvons partir le nez en l'air, rien ne peut nous arriver dans un tel décor.....



Au coeur de ce paysage remarquable, ouvert en bordure de la réserve naturelle Chastreix-Sancy, dans un espace sur plusieurs niveaux où la pierre est omniprésente, la végétation riche, le site choisi se dégage enfin. 
 Tombant des arbres, s'érigeant du sol ou encore suspendues dans les arbres, les sculptures de Delphine Pouillé investissent tout le site ainsi que ses abords et forment une peuplade énigmatique.

                                                                                       




 


 


Maintenant que l'été touche à sa fin - nous sommes fin septembre - et que de gros orages se sont déversés ici, là et ailleurs, je me demande bien ce que sont devenues ces créatures  étranges faiets de tissu gonflé de mousse expansive...

Le lieu investi par ces étranges créatures n'est autre qu'un ancien hameau abandonné et c'est au milieu de ses murs que nous nous nous sommes restaurés pour continuer notre course dans de bonnes conditions.



La  randonnée se poursuit sur le plateau et nous ne manquons pas de trouver un joli petit patrimoine rural qui attire évidemment notre objectif...

Croix du village de  Vessaire
Captage de source où la nature a repris ses droits

Quelques rencontres inattendues .... Jugez plutôt ! Bien caché dans ses fourrés, il attend le randonneur de passage qui lui parlera peut-être....


Et on termine par un clin d’œil  qui nous rappelle que, oui, nous sommes à la montagne et que l'hiver il y neige et que l'on y fait du ski.



 
4. Le plateau du Guéry : 
Relais

Tout commence par un petit tour vers le lac du Guéry et sa cascade. 

Le lac du Guéry
La cascade du Guéry


Un petite montée dans les bois et on se retrouve très vite sur le plateau où nous accueillent les renouées bistortes qui illuminent les estives de leurs hampes roses.


Puis c'est la longue route vers la Banne d'Ordanche en passant par le Puy du Loup d'où se déroule le panorama de la Chaîne des Dômes



La Banne d'Ordanche vue de loin avec son nuage et vue de près avec ses cailloux est toujours là...



 C'est au pied de la Banne que commence l'oeuvre intitulée Relais. Il ne s'agit pas d'un lieu précisément délimité mais d'un tronçon du GR30 marqué par une succession de points de vue remarquables. Le trajet se poursuit jusqu'au Puy Gros surplombant la vallée du Mont Dore. 

Vue sur les estives
Vue sur la Banne d'Ordanche



Vue sur le massif du Sancy
Ce sont des cairns qui mesurent 1.70 m combinés à des éléments de résine fabriqués en atelier. Chaque relais est creusé, non seulement pour évoquer l'érosion naturelle de la roche mais pour inviter le randonneur à se plonger dans un nouveau point de vue.L'artiste, Annabelle Soriano, a réalisé seule ces sculptures d'1,5 tonne environ et a pu compter sur l'aide de soutiens ponctuels notamment pour la livraison des matériaux sur le site.
L'idée de nous faire découvrir nos montagnes d'une façon différente nous a séduits et cette notion de relais d'un site à un autre et encore à un autre nous a aidés à poursuivre notre chemin.... 

Vue sur la vallée du Mont Dore

Cette longue balade de 5 heures traverse les estives et nous laisse découvrir la flore de montagne, notamment cette charmante et rare linaigrette qui aime tout justement les hauteurs et leur fraîcheur. 

 
Quelques dernières foulées et nous voilà revenus à notre point de départ, au lac de Guéry, inchangé sous ce soleil d'été réconfortant. Dans les bois, y aurait-il des ours ? Parce que l'ail des ours s'y plaît beaucoup et prolifère en quantité. Mais il y a aussi l'épervière orangée qui envahit les talus.

L'ail des ours
Épervière orangée

La randonnée est terminée et on retourne à la ville. Le Puy de Dôme veille toujours !






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