"Longue de 10 km,
la coulée de la Montagne de la Serre est délimitée sur les côtés par
les vallées de la Veyre et de l’Auzon puis à son extrémité par le
village du Crest. Elle domine la partie sud de la plaine de la Limagne et s’élève aux côtés d’autres reliefs tels que le plateau de Gergovie.
Cette coulée est née du puy de la Vigeral, colline située à 1 000 mètres sur le plateau des Dômes et qui domine le lac de la Cassière."
Voilà, je viens de "copier-coller" Internet pour la situation géographique de notre randonnée de 17 km ce jour-là..... Il fait beau et nous sommes le 24 septembre.
Notre randonnée débute par de jolis chemins creux, royaume des buissons de mûres, restés cette année désespérément improductifs en raison de la canicule et de la sécheresse estivales.
Nous cheminons dans les pas de nos ancêtres et des petits murs de pierre sèche subsistent le long de ces jolis sentiers, entrecoupés de "courtes", ainsi que l'on appelle les cabanes de bergers. C'est un itinéraire riche en patrimoine qui ne ressemble en rien aux actuels champs de blé ou de maïs très anonymes de notre époque mécanisée.
Nous sommes véritablement transportés hors du temps, juste avant le village de Chadrat, au lieu dit La Garde ; le site a été nettoyé et
rendu accessible au randonneur curieux de cette ancienne présence
humaine si émouvante.
Il s'agissait ici d'une ancienne zone de vergers (ici une cerisaie). Dans cette zone des cabanes sont signalées dés 1825 et leur utilité décrite sous le nom des "courtes de la montagne de la Serre". Les laboureurs ont dégagé des lopins de terre exploitables au milieu des éboulis de pierre et ont érigé des murs de séparation et des cabanes pour s'abriter. Ils ont utilisé ici des pierres de basalte, lourdes et difformes, et on mesure mieux le travail qui a été fourni et la maîtrise exercée pour cette technique de construction.
Il s'agissait ici d'une ancienne zone de vergers (ici une cerisaie). Dans cette zone des cabanes sont signalées dés 1825 et leur utilité décrite sous le nom des "courtes de la montagne de la Serre". Les laboureurs ont dégagé des lopins de terre exploitables au milieu des éboulis de pierre et ont érigé des murs de séparation et des cabanes pour s'abriter. Ils ont utilisé ici des pierres de basalte, lourdes et difformes, et on mesure mieux le travail qui a été fourni et la maîtrise exercée pour cette technique de construction.
C'est ensuite que l'on arrive à Chadrat, charmant village parfaitement entretenu, tout en côtes et en pentes qui descendent jusqu'à la rivière.
Le lavoir et le bac rond sont les réalisations les plus anciennes de captage d'eau à Chadrat. Le lavoir était le point de rencontre des lavandières les jours de lessive. Quant au bac rond, il servait à abreuver les troupeaux.
Au sortir du village, nous découvrons ce joli panorama sur la plaine ; à gauche on distingue le village de Monton bien reconnaissable à sa vierge blanche que l'on aperçoit toujours de très loin et au premier plan c'est Saint Amant Tallende qui s'étire paresseusement au pied de la montagne de la Serre où nous sommes.
A proximité, une exploitation agricole nous fait mesurer tout le chemin parcouru par les hommes depuis le temps des bergers dans leurs courtes.
Nous poursuivons notre chemin jusqu'à St Saturnin ; le ciel est toujours aussi beau et nous offre quelques jolis effets. Ce temps d'automne mêle très artistiquement les ocres, les bleus tendres et profonds et le blanc des nuages qui s'étirent plus ou moins mollement au-dessus de nos têtes.

Puis sur la colline dominant Saint Saturnin, nous arrivons au lieu-dit les Côtes, ancienne zone de vignes. Le sous-sol constitué de calcaire à feuillets a permis d'entourer les parcelles de murets où s’insérait des cabanes construites selon la technique dite de la "pierre sèche". Remise à jour et parfaitement entretenue, celle-ci laisse libre cours à notre imagination quant à la vie que menaient les générations qui nous ont précédés.

Le retour au point de départ se fait le long de chemins creux encore bien empierrés que les tracteurs ou autres engins à moteur n'ont pas encore éventrés, parfois bordés d'oliviers de bohème........
....... sous la bienveillante surveillance de notre Puy de Dôme.


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