Premières neiges

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Le lac du Guéry

samedi 30 avril 2016

Les trois vallées

Le nom de cette randonnée de 13 km aux confins du Cézallier, au-dessus d'Ardes sur Couze,  me fait penser à l'ouvrage de Henri Pourrat "Dans l'herbe des trois vallées" et on ne va pas bouder cette référence.

En outre elle est dans notre programme de balisage et nous décidons d'aller en reconnaître les méandres et les secrets.
Il nous faut dépasser Ardes sur Couze et Apchat et déboucher sur un magnifique plateau aux herbages envahis de pissenlits. C'est la fête pour les yeux !

Les trois vallées en question sont celles du ruisseau d'Auze, celle de la Bave et enfin celle de l'Alagnon. Nous passerons de 480 m  à 680 m d'altitude mais toutes en côtes et en descentes, ces trois vallées nous offrent un dénivelé cumulé de 580 m. De quoi aguerrir nos jambes !
Ces vallées ont entaillé le socle cristallin, y individualisant de petites unités géographiques que l'on appelle les pays coupés.
Sur les versants ensoleillés s'accrochent de maigres formations végétales encombrées de rochers  qui contrastent avec les massifs forestiers orientés au nord.



Tout a commencé par un festival de pissenlits...


Le château de Léotoing que nous ne quitterons guère

La forêt au loin assombrit l'horizon et masque la vallée
Les genêts sont en fleurs le long du  chemin rocailleux


L'appel de la liberté ! 


 


 Tout au long du chemin, nous verrons les murets des terrasses qui grimpent parfois sur 5 niveaux pour gagner du terrain de culture ou de pacage sur la montagne.
                                                          




 Encore le château de Léotoing.... Nous sommes aux confins du département de La Loire.

 


Le ciel bleu derrière les fûts des hêtres
Les 3 niveaux de cultures séparés par la falaise


Derrière les rochers, c'est la falaise qui surplombe la vallée de L'Alagnon.

                                                                                        









 
Encore des terrasses abandonnées et ces murets nous renvoient inévitablement à la solitude de ces lieux devenus inexploités - et peut-être inexploitables de nos jours si on considère l'évolution de la vie agricole. 



 Le village de Bousselargues au creux de la vallée semble bien perdu. Nous n'apercevons que des chemins qui s'y rendent. Ce n'est qu'en scrutant mieux la colline que nous apercevons la seule route qui y mène...

Village de Bousselargues

 

Et pour finir cet aperçu de ce petit coin perdu de l'Auvergne, nous croisons ces deux yacks.... L'image est insolite et on la garde....



 Petite découverte botanique :  


Cette délicate fleur rose est l'Armeria des sables qui pousse sur les sols légers et sablonneux des pelouses sèches et  des lieux incultes. Elle est bien présente dans le sud-est de notre Auvergne jusqu'à 1200 m d'altitude. Très légère sous le  souffle du vent, elle oscille gracieusement le long des chemins.


armeria des sables
                    


Elle pousse le long de ce type de chemins :


 Ces bourgeons d'arbres  nous ont étonnés et nous avons découvert - grâce à l'aide d'un groupe Facebook consacré à la botanique - qu'il s'agissait de l'alisier blanc dont le nom scientifique est le Sorbus aria. 
Tout un programme !

alisier blanc


On a croisé aussi ces trèfles hybrides qui nous ont étonnés par la taille de leurs fleurs ... 

trèfle hybride




Petit complément qui vient après le balisage que nous avons fait le 8 juin.....

Seau perdu sur le chemin et insolitement garni de fleurs. Qui l'a déposé ici face à ce magnifique panorama ?




Jolie maison typique de la Haute Loire entretenue et mise en valeur avec beaucoup d'amour


 

La bruyère se plaît ici sur la rocaille et elle illumine les pentes...

L'armeria est toujours là, bien vaillante...

Ici les vaches sont aventureuses et aiment l'escalade !


bugle rampante et trèfles hybrides en fin de floraison



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