En outre elle est dans notre programme de balisage et nous décidons d'aller en reconnaître les méandres et les secrets.
Il nous faut dépasser Ardes sur Couze et Apchat et déboucher sur un magnifique plateau aux herbages envahis de pissenlits. C'est la fête pour les yeux !
Les trois vallées en question sont celles du ruisseau d'Auze, celle de la Bave et enfin celle de l'Alagnon. Nous passerons de 480 m à 680 m d'altitude mais toutes en côtes et en descentes, ces trois vallées nous offrent un dénivelé cumulé de 580 m. De quoi aguerrir nos jambes !
Ces vallées ont entaillé le socle cristallin, y individualisant de petites unités géographiques que l'on appelle les pays coupés.
Sur les versants ensoleillés s'accrochent de maigres formations végétales encombrées de rochers qui contrastent avec les massifs forestiers orientés au nord.
| Tout a commencé par un festival de pissenlits... |
![]() |
| Le château de Léotoing que nous ne quitterons guère |
| La forêt au loin assombrit l'horizon et masque la vallée |
| Les genêts sont en fleurs le long du chemin rocailleux |
| L'appel de la liberté ! |
Tout au long du chemin, nous verrons les murets des terrasses qui grimpent parfois sur 5 niveaux pour gagner du terrain de culture ou de pacage sur la montagne.
| Le ciel bleu derrière les fûts des hêtres |
| Les 3 niveaux de cultures séparés par la falaise |
Derrière les rochers, c'est la falaise qui surplombe la vallée de L'Alagnon.
Encore
des terrasses abandonnées et ces murets nous renvoient inévitablement à
la solitude de ces lieux devenus inexploités - et peut-être
inexploitables de nos jours si on considère l'évolution de la vie
agricole.
Le village de Bousselargues au creux de la vallée semble bien perdu. Nous n'apercevons que des chemins qui s'y rendent. Ce n'est qu'en scrutant mieux la colline que nous apercevons la seule route qui y mène...
| Village de Bousselargues |
Et pour finir cet aperçu de ce petit coin perdu de l'Auvergne, nous croisons ces deux yacks.... L'image est insolite et on la garde....

Petite découverte botanique :
Cette délicate fleur rose est l'Armeria des sables qui pousse sur les sols légers et sablonneux des pelouses sèches et des lieux incultes. Elle est bien présente dans le sud-est de notre Auvergne jusqu'à 1200 m d'altitude. Très légère sous le souffle du vent, elle oscille gracieusement le long des chemins.
| armeria des sables |
Elle pousse le long de ce type de chemins :
Ces bourgeons d'arbres nous ont étonnés et nous avons découvert - grâce à l'aide d'un groupe Facebook consacré à la botanique - qu'il s'agissait de l'alisier blanc dont le nom scientifique est le Sorbus aria.
Tout un programme !
| alisier blanc |
On a croisé aussi ces trèfles hybrides qui nous ont étonnés par la taille de leurs fleurs ...
| trèfle hybride |
| Seau perdu sur le chemin et insolitement garni de fleurs. Qui l'a déposé ici face à ce magnifique panorama ? |
![]() |
| Jolie maison typique de la Haute Loire entretenue et mise en valeur avec beaucoup d'amour |
La bruyère se plaît ici sur la rocaille et elle illumine les pentes...
| L'armeria est toujours là, bien vaillante... |
| Ici les vaches sont aventureuses et aiment l'escalade ! |
| bugle rampante et trèfles hybrides en fin de floraison |




